Ausone

Ausone ou Decius ou Decimus Magnus Ausonius, né à Bazas vers l'an 309 et mort vers 394 dans une villa où il s'était retiré près de Bordeaux, était un poète de langue latine.



Catégories :

Personnalité du IVe siècle - Personnalité de Bordeaux - Naissance à Bordeaux - Écrivain romain - Personnalité de la Gironde - Poète de la Rome antique - Naissance en 309 - Décès en 394 - Pêche

Recherche sur Google Images :


Source image : blog.grands-bordeaux.com
Cette image est un résultat de recherche de Google Image. Elle est peut-être réduite par rapport à l'originale et/ou protégée par des droits d'auteur.

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • Toute la vie d'Ausone est dans ses rédigés. Au temps d'Ausone, ... D. Magnus Ausonius naquit à Bordeaux vers l'an 309, quelque temps avant la mort de sa... (source : noctes-gallicanae)
  • Ausone (Décius ou plutôt Décimus Magnus), poète latin du 4e siècle, né à Bordeaux vers l'an 309, mort vers 394, avait été précepteur de l'empereur Gratien... (source : cosmovisions)
  • Ausone est né en 310 à Bordeaux. Cette ville s'appelait alors Burdigala.... Son décès interviendra vers 395. Il avait conservé, è 85 ans ses facultés... (source : orvinfait)
Buste d'Ausone, rue Ausone à Bordeaux, réalisée par le sculpteur Bertrand PIechaud, inauguré le 8 mars 1997.

Ausone ou Decius ou Decimus Magnus Ausonius, né à Bazas (Gironde) vers l'an 309 et mort vers 394 dans une villa où il s'était retiré près de Bordeaux, était un poète de langue latine. Son père, Jules Ausone (287-377), était médecin, préfet d'Illyrie et archiatre de Valentinien Ier. Sa mère Atttusa Lucana Sabina était la fille du sénateur Attusius Lucanacus Talisius. Ausone est un poète et lettré latin de Gaule, mais la littérature française le tient pour le premier représentant d'une longue tradition : celle des lettres latines de France et de l'usage du latin moderne dans ce pays jusqu'à nos jours.

Biographie

Monument à Ausone à Milan.

Il fait ses études en premier lieu à Bordeaux qui s'appelait alors Burdigala, puis à Toulouse (Tolosa) sous la direction de son grand oncle paternel Æmilius Magnus Arborius d'origine éduenne, avocat et précepteur de la famille impériale qui résidait dans cette ville. Revenu à Bordeaux, il pratique le droit quelque temps, mais préfère ensuite se tourner vers l'enseignement en premier lieu de la grammaire, puis de la rhétorique. Il eut pour élève Paulin de Nole (353-431) avec qui il entretint une longue correspondance, sa vie durant. Ausone, parlant des professeurs de Bordeaux, nous apprend qu'il y avait des philologues, des grammairiens et des rhéteurs, enseignant en latin et en grec.

Il a 30 ans à peu près, quand l'empereur Valentinien Ier l'appelle comme précepteur auprès de son fils Gratien, qui deviendra empereur à son tour en 367. Gratien lui vouera toute sa vie un immense respect. Ausone connaît une belle carrière : en premier lieu comte du palais, puis questeur, préfet du prétoire, consul (379) et enfin proconsul d'Asie.

Il est préfet pour l'Italie et l'Afrique avant 377 puis en 377-378 (peut-être plus longtemps), préfet des Gaules.

Il se retire de la cour à la mort de Gratien, en 383, et s'en retourne à Bordeaux, partageant sa vie entre ses amis, la poésie et les plaisirs champêtres : c'est là qu'il composa la majorité de ses ouvrages. Sa tombe serait dans l'ermitage de Mortagne-sur-Gironde. On a de lui des épigrammes, des idylles, des églogues et des épîtres. Ses vers célèbrent fréquemment la table et en particulier, le vin, le vin de Bordeaux dont le château Ausone prendra le nom, mais également les vins de Moselle et les vins d'Italie. Son chef d'œuvre est La Moselle, description en 483 hexamètres d'un voyage de Bingen à Trèves. Ses morceaux les plus estimés sont les Parentales, les Roses, la Moselle et le Crucifiement de l'Amour.

C'est dans l'ode à la Moselle de ce pêcheur accompli qu'apparaîtrait pour la première fois, parmi force précisions halieutiques et ichtyologiques, le nom latin (salar) de la truite :
«purpureisque salar stellatus tergora guttis» («la truite a le dos étoilé de gouttes de pourpre»)
«qui nec dum salmo nec iam salar» («toi, truite saumonée, qui n'es pas toujours le saumon et n'es plus la truite»).

La correspondance entre Ausone, resté polythéiste, et Paulin de Nole, converti au christianisme (futur évêque de Nola (Nole) et futur saint) «est un document d'une importance exceptionnelle tant sur le plan de l'histoire de la société aristocratique de l'Antiquité tardive (vie de grands propriétaires, réaction d'Ausone à la conversio de Paulin) que sur le plan littéraire (abandon de la poésie profane par Paulin, conception de l'amitié épistolaire)» (Janine Desmulliez, compte rendu de l'édition et de la traduction française de cette correspondance par David Amherdt).

Opinions diverses

Ferdinand Lot n'avait pas l'habitude de mâcher ses mots en parlant des écrivains qu'il n'aimait pas[1] estime qu'on «trouve dans ses poésies assez d'élégance, et d'esprit, mais également de l'affectation, de la monotonie et bien des puérilités». Lot nous dit aussi que «La plupart du temps il est ennuyeux et sans originalité»[2], et il cite à l'appui de sa critique René Pichon, auteur d'une célèbre Histoire de la Littérature latine : «Son style, bourré de citations, de plagiats et de pastiches, est celui d'un vieux professeur qui a la tête meublée d'expressions consacrées et qui croit rendre aux auteurs qu'il a si longtemps expliqués un suprême hommage, en pensant et en parlant sans cesse selon eux... Il déverse dans ses rédigés la masse des renseignements hétéroclites qu'il a accumulés pendant ses trente ans de professorat.» Tout ce qu'il concède est que «cette érudition indigeste gâte les parties où on trouve ce qu'on chercherait vainement chez les classiques : un je ne sais quoi de confiant et de familial»[3]»

Sur l'homme privé, au contraire, Bayle multiplie les éloges : «Ausone était un homme d'un particulièrement grand mérite et d'une rare vertu, et , s'il était identique au portrait que son fils en a laissé, c'était un homme du siècle d'or, le dernier siècle où la pensée et l'érudition philosophique purent toujours se développer librement, avant la grande parenthèse de domination monothéiste de la pensée, qui ne se refermera en Europe que dix-huit siècles plus tard.» Il fut bien un médecin de son époque : se contentant d'un modique revenu, il n'abusa ni de son savoir médical, ni de la considération dont il jouissait. Il donnait gratuitement ses soins aux malades, et l'unique ambition de toute sa vie, fut l'application constante à chacune de ses actions des préceptes de la philosophie des sept sages de la Grèce. En ce quatrième siècle où les prédicateurs de l'Évangile étaient légion, ce païen stoïque, fidèle à ses vieilles croyances, prouvait que le christianisme n'avait pas le monopole de la vertu. Son épouse Éonia était comme lui et ils restèrent particulièrement unis durant les 45 ans de leur union (dont naquirent 4 enfants : Émilia Melania, qui ne vécut qu'un an ; Ausone-le-jeune, poète ; Julia Dryadia, qui vécut soixante ans et épousa un sénateur de Bordeaux et Avitianus, qui étudiait la médecine quand il mourut toujours adolescent).

Œuvres

Bibliographie

Source partielle

«Ausone», dans Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir. ), Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 1878 [détail des éditions] (Wikisource)

Liens externes

Notes

  1. Voir son opinion sur Symmaque
  2. La Fin du monde antique et les Débuts du moyen-âge, Albin Michel, réédition 1968, p. 166.
  3. Il cite cette fois Camille Jullian, Ausone et Bordeaux, Étude sur les derniers temps de la Gaule romaine» : il parle de lui-même, de sa vie, de ses parents et amis, de sa petite patrie, Bordeaux, avec simplicité et bonne grâce

Recherche sur Amazone (livres) :



Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Ausone.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 15/03/2009.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu