Les Glénans

Les Glénans sont une école de voile célèbre, créée en 1947 par Hélène et Philippe Viannay, résistants français, autour de l'archipel des Glénan en Bretagne sud.



Catégories :

Association sportive française - Concarneau - Les Glénans - Nautisme en France - Pêche en France - Pêche

Recherche sur Google Images :


Source image : www.linternaute.com
Cette image est un résultat de recherche de Google Image. Elle est peut-être réduite par rapport à l'originale et/ou protégée par des droits d'auteur.

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • Par habitude, l'orthographe les Glénans est réservée à l'école de voile, ... L'association a été fondée pour permettre aux anciens résistants de ... (source : revesdocean.blogspot)
  • L'association “ Les Glénans” est une association à but non lucratif, loi de 1901, ... en organisant une formation à la voile ainsi qu'à la mer, en associant à la... (source : blogprotc1.wordpress)



Logo de Les Glénans
Contexte général
Champs d'action non-lucratif
Fiche d'identité
Fondateur Hélène et Philippe Viannay
Forme juridique loi 1901
Fondation 1947
Siège central Paris
Président (e) Luc Fourichon
Secrétaire
général
Emmanuel Glasser
Volontaires 800 (en 2007) [1]
Membres 12 938[2]
Slogan École de voile, école de mer, école de vie
Site internet http ://www. glenans. asso. fr
reconnue d'utilité publique par décret du 18 juin 1974 (J. O. du 28 juin 1974) et agréée par le Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports (N° 75. SVF. 05.02)

Les Glénans sont une école de voile célèbre, créée en 1947 par Hélène et Philippe Viannay, résistants français, autour de l'archipel des Glénan en Bretagne sud.

C'est la plus grande école de voile d'Europe[3] : chaque année, à peu près 14 000 stagiaires et 860 moniteurs (dont 800 bénévoles) participent à plus de 107 000 journées de voile, sous la supervision de 70 salariés permanents (renforcés par 30 salariés supplémentaires en saison). Depuis sa création, l'école a constitué plus de 360 000 stagiaires. L'école offre des stages dans l'ensemble des domaines de la voile : le dériveur, le catamaran, la planche à voile, et en particulier la croisière, côtière et hauturière, qui forme 70% de l'activité.

L'école est une association loi 1901 et est reconnue d'utilité publique depuis 1974.

L'orthographe les Glénans est réservée à l'école de voile, qui a déposé la marque en 1957 auprès de l'Institut national de la propriété industrielle dans une série de catégories se rapportant à l'activité de l'association[2]. L'archipel des Glénan, quant à lui, s'écrit toujours au singulier ("Glénan" est un pluriel en breton).

Sortir de la guerre

L'association a été fondée pour permettre aux anciens résistants de réapprendre la vie civile. Les premiers stages se sont déroulés en 1947 sur l'Île du Loc'h, dans l'archipel des Glénan, et se sont rapidement déplacés sur Penfret. Philippe Viannay rédigé, dans son autobiographie[4] :

«L'année 1949 fut une année de transition. La famille Bolloré n'avait pas souhaité nous garder sur le Loch. J'en ai su depuis les vraies raisons par Gwenaël Bolloré ; il m'était proche parce que, sous l'Occupation, il avait rejoint à seize ans l'Angleterre en canot pour s'engager dans les commandos et qu'il partageait avec nous l'amour de l'archipel. Une grande-mère avait été choquée que nous rassemblions sur la même île garçons et filles. Pour la Bretagne en tout cas nous étions en ce domaine des précurseurs et la grand-mère ne fut pas l'unique personne scandalisée ; en particulier lorsque les croisières commencèrent et qu'il fut évident que les équipages étaient mixtes.»

Les stages ne concernaient pas que la voile originellement, mais, soumis aux contraintes de la vie sur les îles, l'activité de l'association s'est rapidement centrée sur cette activité. Les premiers moniteurs apprennent au contact des pêcheurs. Hélène Viannay raconte[5] :

«Et voilà qu'au début du mois d'août 1948 survint une très forte tempête : l'île fut isolée pendant trois jours, les stagiaires avaient épuisé les vivres, l'émeute menaçait. Des «meneurs» s'étaient révélés, qui vinrent se plaindre à Paris ; ils se retrouvèrent au conseil d'administration. «Tu as des idées, viens nous aider!» avait dit Philippe... et ce fut le véritable début de l'école de voile des Glénans.
La méthode des Glénans était née et perdure à ce jour ; il fallait s'appuyer sur ceux qui révélaient pendant leur stage des qualités d'initiative, d'audace, de générosité, de caractère, bon ou mauvais : ce furent les premiers moniteurs bénévoles. On leur fit confiance, en leur donnant de vraies responsabilités, et ce sont eux qui inventèrent organisation et enseignement, modifiés certes au fil des ans, mais toujours fondés sur le bénévolat.»

Une rapide croissance

Le développement est rapide grâce au bénévolat : dans un contexte où la réglementation est peu développée, les responsables confient en effet volontiers des responsabilités aux anciens stagiaires. Un stagiaire doué devient ainsi rapidement moniteur puis responsable d'une île.

En 1954 la région Parisienne est inondée, les Glénans assistent les Ponts-et-Chaussées dans les opérations de secours. Ils obtiennent en remerciement l'autorisation d'installer leur siège social à bord d'un Ponton sur la Seine[5].

Les Glénans diversifient leurs implantations durant les années 1960, structurent leur cursus de formation et publient le Cours de navigation des Glénans, reconnu par énormément comme la «bible» du nautisme.

Pour trouver des supports pour son enseignement, l'association a participé à la conception de voiliers d'enseignement. Les premiers bateaux, conçus par Jean-Jacques Herbulot et Philippe Harlé sont vite devenus des classiques : Vaurien (1952), Caravelle (1953), Corsaire (1954), Mousquetaire, Cavale (1966), et plus tard Galiote (1971), Nautile (1971, conçu par Jean-Marie Finot), Glénans 5, 7 (1989), Glénans 33 (1994)...

Crise et redressement

Au début des années 1980 l'association entre dans une période de crise, sa vision «traditionnelle» et stricte de la voile ne correspondant plus aux attentes. Un plan de redressement est mis en œuvre, avec de nombreux licenciements. L'acquisition de voiliers modernes, la scission des bases irlandaises (qui deviennent une association indépendante, le Glénans Irish sailing club) mais aussi la diversification des activités (voile légère, catamaran, planche à voile) autorisent l'association de se redresser.

Implantations

Si le siège est localisé à Paris[6] (48° 51′ 00″ N 2° 16′ 42″ E / 48.849891, 2.278370), l'école de voile a 5 bases en France :

L'association propose aussi des croisières à l'étranger, comme en Croatie, en Grèce, en Italie (Venise, Gênes), en Angleterre, Écosse, en Irlande, en Islande, en Norvège ou aux Antilles et depuis 2003 des stages transatlantiques.

Flotte

La flotte représente actuellement plus de 470 bateaux dont à peu près 75 voiliers habitables de croisière. Les bateaux aujourd'hui utilisés sont essentiellement des Sunfast 37, Sunfast 32, Élan 31, Dufour 30, mais on compte aussi quelques autres unités : Django, Bongo 9.6, Sun Odyssée 45... Le'navire amiral'est sans conteste Sereine, un cotre bermudien de 12m, classé monument historique.

Apports et spécificités

L'association a joué un rôle important dans la démocratisation de la pratique de la voile en France. Anecdote connue : lorsque on fit remarquer à Eric Tabarly qu'il était pour énormément dans le développement de la plaisance en France, il répondit que la responsabilité incombait plutôt au Centre Nautique des Glénans. [réf.  nécessaire]

L'association a aussi énormément contribué au développement de la sécurité en mer en participant au développement des équipements mais en particulier en influant sur la pratique de la plaisance[7]. En effet, depuis 1986, l'association impose des règles de sécurité spécifiques, en sus de la réglementation officielle, dans une «charte de sécurité», qui insiste surtout sur :

  • le port de la brassière et du harnais ;
  • le briefing de sécurité avant le départ en croisière ;
  • l'institution de quart de surveillance du plan d'eau ;
  • la pratique d'exercices de récupération d'homme a la mer ;
  • l'assistance à la conception des bateaux et équipements de sécurité (mouillage, feu à retournement, etc. ).

D'autres points spécifiques marquent la spécificité des Glénans :

  • la plupart des personnes d'encadrement sont bénévoles, comme les moniteurs qui enseignent la voile, les «maîtresses de maison» ou «maître des logis» qui organisent les tâches domestiques et les «matérialistes» qui réparent les bateaux;
  • les moniteurs encadrent sur leur support : sur un stage de dériveur, le moniteur est lui-même sur un dériveur;
  • les tâches de la vie quotidienne (préparation des repas, nettoyage des locaux... ) sont assurées par les stagiaires et les moniteurs.

Anciens membres célèbres

De nombreux marins connus ont été stagiaires ou moniteurs aux Glénans; par exemple :

De nombreuses personnalités sont aussi anciens des Glénans, parmi lesquels :

Notes et références

Liens externes

Bibliographie

  • Philippe Viannay, Du bon usage de la France : Résistance, Journalisme, Glénans (pour mémoire) , Ramsay, Paris, 1988, 24cm, 441 p. (ISBN 2859566899)
  • Collectif, Sillages et autres souvenirs des Glénans, Seuil, Paris, 1993, 22, 5cm, 159 p. (ISBN 2-02-020455-X)
  • Collectif, Les Glénans, la passion en partage, Seuil, Paris, 2007, 23cm, 192 p. (ISBN 978-2-02-094311-6) Ouvrage utilisé pour la rédaction de cet article


Recherche sur Amazone (livres) :



Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Gl%C3%A9nans.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 16/03/2009.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu