Mouche de pêche
On nomme mouche toute imitation, le plus souvent d'insectes, aquatiques la majorité du temps, utilisée par les pêcheurs "à la mouche".
Catégories :
Poisson - Pêche à la mouche - Pêche sportive - Pêche - Économie de l'insecte
Définition
On nomme mouche toute imitation, le plus souvent d'insectes, aquatiques la majorité du temps, utilisée par les pêcheurs "à la mouche".
Une "mouche" est par conséquent une imitation, appelée aussi "artificielle", qui tend soit à provoquer une attitude agressive de la part du poisson recherché (territorialité), soit à reproduire, plus ou moins idéalement, l'insecte ou le poissonnet dont le prédateur se nourrit. Cette mouche artificielle est le plus souvent faite par le pêcheur à la mouche lui-même en fixant sur l'hameçon divers matériaux, plumes et poils variés le plus fréquemment. Cette activité de "montage de mouche" nécessite une grande dextérité.
Les mouches sèches peuvent être classées en deux catégories principales :
- mouches exactes, qui cherchent à imiter scrupuleusement les insectes. La conception de ces mouches nécessite une expertise certaine en entomologie et un grand sens de l'observation.
- mouches d'ensemble, qui n'imitent aucun insecte surtout et néanmoins plaisent aux poissons. Quelques exemples : la "french tricolore", une mouche qui est comparable à un écouvillon, l'"oreille de lièvre", mouche sans grande forme réalisée en poil de lièvre, ou encore la "peute", réalisée avec une plume molle de flanc de cane.
Émergentes
Les mouches émergentes sont celles qui flottent soit sur , soit dans , la pellicule de l'eau. C'est soit par la qualité du montage et la maîtrise du poids de l'artificielle, soit par l'apposition de graisse (ou de tout produit hydrophobe) que l'émergente peut garder un caractère spécifiquement attractif pour le poisson recherché : en effet, ce type de "montage" tend à imiter, le plus souvent, un éphémère en train de se défaire de son exuvie en passant à son stade de subimago. L'opération prenant un certain temps, l'insecte est alors dans une position spécifiquement délicate et par conséquent une proie recherchée par les poissons.
Les pêcheurs à la mouche nomment "nymphe" toute mouche qui coule. Ces nymphes représentent la majorité du temps des macro-insectes benthiques à leur stade nymphal ou larvaire. De particulièrement nombreuses espèces de poissons, surtout les salmonidés (dont la truite et l'ombre) se nourrissent préférentiellement d'insectes à ce stade de leur développement.
Streamers
Ce type de mouche «qui nage» tend à reproduire aspect général et comportement du poisson-fourrage dont se nourrissent les plus gros spécimens de salmonidés. A titre d'exemple, le Muddler Minnow est une imitation du chabot commun.
Confection
La confection des mouches ne nécessite quelquefois que de la dextérité : un certain nombre de monteurs réalisent leurs mouches en suivant les instructions apportées dans des "fiches de montage". À l'instar de recettes de cuisine, ces fiches présentent d'une part la liste des matériaux nécessaires (filoplumes ou poils divers) puis les étapes à suivre pour confectionner la mouche. De particulièrement nombreuses fiches de montage sont publiées sous forme de livres (illustrés de photos le plus fréquemment) ou de vidéos, ou se trouvent sur internet (sous les mêmes formes).
Soit qu'ils n'éprouvent aucun goût pour l'entomologie ou pour éthologie ichtyologique, soit qu'ils aient des difficultés (vue, dextérité), certains pêcheurs préfèrent assouvir leur passion en utilisant des imitations faites par d'autres. De fabrication artisanale où industrielle, ces mouches se trouvent dans les magasins d'articles de pêche du monde entier et , il y a peu de temps, sur internet. Le prix de ces imitations (de 1 à plus de 20 €) dépend de la qualité et du lieu de fabrication (Europe de l'Est , Inde, Thaïlande... ).
Historique
La première description rédigée de pêche à la mouche se trouve dans le "Natura Animalium", où |Claude Ælien (200 après J. C. ) décrit une technique de pêche macédonienne consistant à leurrer des "poissons tacquiss" (certainement des truites fario) avec hameçons recouvert de laine rouge et cerclés de plumes de coq. Il est remarquable de constater que, au XXIe siècle, c'est la même technique, quasiment inchangée, qui permet aux "moucheurs" de leurrer des truites en imitant Ecdyonurus venosus (éphémère de la famille des Heptageniidæ).
"Je suis partisan d'une imitation qui soit satisfaisante du point de vue de la truite" (Franck Sawyer, Keeper of the Stream, 1952).
Voir aussi :
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"... les insectes à imiter sur la Don" L'image ci-contre est extraite du site www.la-peche-a-la-mouche.com Il est possible que cette image soit réduite par rapport à l'originale. Elle est peut-être protégée par des droits d'auteur. Voir l'image en taille réelle (2048 x 1536 - 525 ko - jpg)Refaire la recherche sur Google Images |
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