Pêche à la mouche

La pêche à la mouche est à la fois une activité de pleine nature, un loisir et un sport avec une mouche de pêche pour appât.



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Pêche à la mouche
Pêche à la mouche dans la Saine (39)

La pêche à la mouche est à la fois une activité de pleine nature, un loisir et un sport avec une mouche de pêche pour appât.

Objet

La pêche à la mouche est à la fois une activité de pleine nature, un loisir et un sport.
La pêche à la mouche sert à prendre tous types de poisson dans des milieux variés, par exemple la truite, la carpe, l'ombre etc. (eau douce ou eau salée, rivières ou lacs et étangs).

Malgré l'essor et la popularisation au cours des années 90 de techniques innovantes servant à pratiquer avec succès en mer ou sur les poissons carnassiers d'eau douce, elle reste toujours habituellement associée à la pêche de la truite, de l'ombre ou du saumon atlantique en rivière.

Cette technique de pêche de loisir est caractérisée par :

C'est ce mode de lancer qui distingue le plus cette technique de l'ensemble des autres modes de pêche et qui forme sa spécificité.

On peut aussi utiliser un lancer léger monté avec un train de 3 ou 4 mouches propulsé par un buldo. Cette technique, particulièrement efficace en début de saison, sert à prospecter les courants et les zones encombrées avec facilité.

Histoire

Illustration du Book of the Black Bass, James A. Henshall M. D., 1881.

La première description rédigée de pêche à la mouche se trouve dans le "Natura Animalium", où Claude Ælien (200 après J. C. ) décrit une technique de pêche macédonienne consistant à leurrer des "poissons tacquiss" (certainement des truites fario) avec hameçons recouverts de laine rouge et cerclés de plumes de coq. Il est remarquable de constater qu'au XXIe siècle c'est la même technique, quasiment inchangée, qui permet aux "moucheurs" de leurrer des truites en imitant Ecdyonurus venosus (éphémère de la famille des Heptagéniidés).

La seconde référence rédigée est celle de Juliana Berners (ou Barnes ou Bernes -l'orthographe des noms en vieil anglais étant particulièrement complexe à déterminer actuellement-), abbesse de l'abbaye de Sopwell (Angleterre) au XVe siècle : il s'agit d'ailleurs du premier rédigé sur la pêche fait par une femme. Le "Livre de St-Alban" ("Book of St-Alban") est une sorte de guide de savoir-vivre à l'usage de la noblesse : il traite par conséquent des trois savoirs fondamentaux qui font "un homme de qualité", à savoir d'héraldique, de chasse (surtout de fauconnerie) et de pêche. Troisième partie du "Livre de St-Alban", le "Traité de pêche à la ligne" a été imprimé pour la première fois en 1496, mais plusieurs exemplaires manuscrits lui sont antérieurs, dont le plus ancien date de 1425. Il est actuellement fréquemment admis qu'il s'agissait déjà de la transcription d'un ouvrage antérieur, certainement une ode issue de la Cour d'Orange. Le "Traité de pêche à la ligne" décrit idéalement les techniques à mettre en œuvre pour fabriquer douze leurres artificiels (imitant des insectes) nommés mouches.

C'est au XVIIe siècle que la littérature consacrée à la pêche à la mouche commence à s'étoffer vraiment, surtout avec les remarquables apports de Charles Cotton et de Izaak Walton.

Pêcheur à la mouche sur la rivière Matapédia, Québec

Techniques

La pêche à la mouche en eau douce peut se décomposer en trois catégories définies par ce que la mouche utilisée tente d'imiter :

En mer, elle se pratique presque exclusivement au streamer, ce dernier pouvant alors aussi imiter certains crustacés (crabe ou crevette par exemple).

Une "mouche" artificielle est une imitation de toute proie susceptible d'être consommée par un poisson. La dénommination (mouche) vient du fait que la technique avait originellement comme but exclusif de pêcher les poissons gobant des insectes en surface. Les pêches sub aquatiques (noyée, puis nymphe) sont venues plus tard. L'expression "mouche" reste utilisée pour les imitations d'alevin ou de jeune poisson, même si ce ne sont pas des insectes.

Un poisson peut prendre une mouche artificielle pour plusieurs raisons :

Les discussions sur le choix de la bonne mouche selon les conditions sont fréquemment particulièrement riches entre les passionnés.

Les mouches artificielles

Le Muddler Minnow

Elles sont fréquemment confectionnées par le pêcheur à la mouche lui-même. Le montage de mouche est une activité à part entière qui occupe les passionés pendant de longues heures de préparation minutieuse. Cette activité nécessite, hormis une grande dextérité, une bonne connaissance des comportements alimentaires des poissons recherchés et aussi en entomologie. On notera cependant que certains modèles particulièrement efficaces n'imitent rien surtout. On parle alors de "mouche d'ensemble".

Une mouche est montée en fixant sur l'hameçon divers matériaux, naturels ou synthétiques avec un fil de montage (ou soie de montage). Parmi les matériaux les plus utilisés on citera les plumes de coq ou de faisan, mais également de canard, les poils de lièvre, de sanglier, de cervidés (étant creux ils permettent une meilleure flottabilité des leurres) et une variété illimitée de matériaux synthétiques particulièrement développés pour cette activité.

L'hameçon est le plus souvent tenu en place dans un étau particulièrement conçu pour cet usage.

Le respect du poisson

Les moucheurs se réclament d'une pratique de pêche sportive, tant par l'aspect physique qu'elle nécessite, que par un état d'esprit spécifique. La graciation ou no-kill en est une des nombreuses manifestations : une proportion croissante de moucheurs remettent à l'eau volontairement la majorité de leur prise, même celles dépassant la taille légale de capture. Ce respect du poisson participe à une nouvelle approche qui séduit chaque jour d'avantage de pratiquants. Plus proche de la nature et du milieu, le moucheur profite de la pêche, de la rivière et des poissons (qu'il considère volontiers comme des partenaires de jeux) en oubliant totalement l'aspect alimentaire qui est habituellement lié à toute pratique halieutique. Parallèlement à la pêche en "No Kill" des parcours de pêche en "No Kill" ont vu le jour légèrement partout en France pour permettre aux moucheurs et Pêcheurs sportifs de pratiquer leur passion dans de meilleures conditions "suis je actuellement plus malin que le poisson" ou "est ce le poisson qui est plus malin que moi" dans un esprit d'éthique et de respect "hameçon sans ardillon" et "épuisette obligatoire"

L'image de la pêche à la mouche

La pêche à la mouche a du mal à se départir d'une image de pêche compliquée et chère, ou alors snob. Outre l'originalité radicale de la pratique et de sa technique de lancer, qui nécessite énormément de pratique pour être maitrisée, cette réputation provient certainement du fait que les pêcheurs à la mouche utilisent énormément de termes anglais. Cela vient du fait que les origines modernes de cette technique sont britanniques et qu'une particulièrement grande partie du vocabulaire n'a pas été traduite.

On parle quelquefois de chapeaux à plume, terme péjoratif désignant les moucheurs se considérant comme supérieurs aux autres pêcheurs à cause de leur pratique, supposée plus technique, plus fine et plus aboutie que les autres.

Cet aspect élitiste est en train de disparaître grâce à la baisse du prix du matériel ainsi qu'à l'augmentation du nombre de pratiquants, qui sont désormais de tout niveau social.

Qui plus est , la technique est actuellement démythifiée : bien décrite et expliquée dans de nombreux livres, revues spécialisées, DVDs ou sites webs, le débutant qui souhaite commencer trouvera de nombreuses références simples et accessibles, sans compter les nombreux clubs mouches bien répartis sur le territoire français.

Matériel

Tous les adeptes de la pêche à la mouche ont besoin de :

- Une canne ou "fouet", actuellement en carbone. Pendant longtemps il s'agissait de cannes en bambou noir, le plus fréquemment en un seul brin, quelquefois avec une virole (donc en deux brins). Avec l'industrialisation et l'évolution de la qualité des colles, à partir de 1865, la canne en bambou refendu s'est progressivement imposée. Son prix prohibitif à permis, dès 1965 à la fibre de verre de la supplanter, puis, vers 1990, au carbone de s'imposer.

- Un moulinet qui ne possède qu'une fonction de réserve de fil. Il en existe de plusieurs types, manuels (simples ou démultipliés), semi-automatiques (citons surtout le Vivarelli) ou automatiques.

- La soie qui est l'élément propulseur du leurre et qu'il faut "fouetter" pour obtenir une distance de lancer. Il en existe certaines qui sont naturelles (en soie) qui demandent légèrement d'entretien, mais la majorité sont synthétiques. La soie peut être flottante, plongeante ou intermédiaire : cela dépend des conditions de pêche, du poisson mais également des goûts ou des capacités de chacun. La soie peut adopter diverses formes, shooting head, double taper, weight forward ou alors "parallèle".

- Raccordé au moulinet d'un coté ainsi qu'à la soie de l'autre on trouve le backing qui est une réserve de fil pour le cas ou toute la soie serait sortie du moulinet (fréquemment avec des gros poissons). Au bout de la soie on trouve le bas de ligne qui fait la transition entre la soie et la mouche. Ce dernier peut être conçu avec des nylons de différents diamètres raccordés entre eux, ou bien il peut s'agir d'une sorte de tresse de diamètre dégressif, ou alors, plus classiquement, d'un nylon de diamètre dégressif couramment nommé "queue de rat". Enfin, fixée à l'extrémité du bas de ligne, la mouche sera imitative (une nymphe, une noyée, une sèche, une émergente) ou incitative (un streamer).

Accessoires

Nombreux sont les accessoires du pêcheur à la mouche, hormis le fameux "chapeau à plumes" remplacé aujourd'hui par une casquette ou une simple visière, l'équipement se compose d'un gilet lui-même affublé de nombreux petits outils ou accessoires. Le gilet sert à stocker les différentes boites à mouches, les bas de lignes ou les bobines de fils, les lunettes polarisantes trouveront aussi leurs places, elles permettront de pouvoir observer le poisson en cas de clarté de l'eau et d'ensoleillement suffisant. On pourra trouver dans le gilet une pince pour écraser un ardillon ou ôter un hameçon maladroitement planté dans un vêtement (ou dans la main), une pince coupe-fil, une aiguille pour déboucher un œillet, un produit hydrophobe pour permettre aux mouches sèches de flotter. Autre élément essentiel de l'équipement du moucheur : un pantalon de wading (WADERS) (sorte de salopette en matière imperméable qui sert à s'avancer dans le lit de la rivière) ou des cuissardes (bottes hautes).

Même quand ils pratiquent le no-kill, les moucheurs sont fréquemment pourvus d'une épuisette (à maille fine), qui leur sert à décrocher le poisson sans risquer de le blesser.

Pêche à la mouche au cinéma

Voir aussi

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 16/03/2009.
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